Comment stimuler la créativité ?

En tant que rédacteur web, vous vivez de votre créativité.

Eh oui, même si votre expertise repose sur les préférences rationnelles des algorithmes, ce qui fait la qualité de vos contenus, c’est avant tout votre plume. 🪶

Ce sont les mots choisis, le vocabulaire employé, les tournures de phrases, les pirouettes et les calembours… Bref : votre créativité est ce qui fait de vous un rédacteur ou une rédactrice web.

Vivre de son art, c’est un peu un rêve qui se réalise pour certains d’entre vous.

Mais c’est aussi l’occasion de se rendre compte d’un petit problème : la créativité, quand elle ne veut pas, elle ne veut pas. Et vous ne pouvez pas la forcer.

Il y a des jours où on s’asseoit au bureau (ce bureau qui a reçu hier toutes nos idées et un flot continu de mots percutants).

Et… Rien. 😱

Rien ne sort, rien ne se passe.
Dans notre cerveau, pas de feu imaginatif. Pas même la moindre étincelle.

Et souvent, le manque de créativité s’accompagne de ses meilleures amies : nos très chères Frustration et Déception !

On se sent nul, on n’arrive à rien et c’est le serpent qui se mord la queue : plus on essaie de forcer la créativité, moins elle s’approche.

Mais ne vous en faites pas, ce n’est pas un état définitif. Il y a d’ailleurs des petites astuces pour stimuler sa créativité au travail.

Vous avez besoin d’attiser le feu de votre inspiration ? Vous êtes au bon endroit, ça chauffe par ici ! 🔥

Pourquoi votre créativité n’est-elle pas au top ?

Tout d’abord, installez-vous sur votre fauteuil de psychologue mental. 💺

Faisons une petite introspection : pourquoi votre créativité vous fuit-elle ?

Les raisons peuvent être très nombreuses, et elles sont souvent catégorisées en 4 grandes familles (non exhaustives, je n’ai pas la prétention de pouvoir analyser la nature humaine dans son entièreté).

La peur de l’échec

La peur de l’échec, c’est un véritable tue-l’amour pour la créativité. Concrètement, quand notre créativité rencontre une peur de l’échec, elle bat en retraite.

Avoir peur d’échouer, c’est normal. Parce que ne pas réussir, ça fait mal à l’égo, à l’estime de soi, ça met à mal tous nos projets…

Mais si vous en arrivez au point où votre peur de l’échec est un obstacle à votre réussite, mettez les choses en perspective !

Tout le monde échoue. C’est comme ça qu’on apprend.

La peur de réussir

On ne la soupçonne pas toujours, mais la peur de réussir est également un grand frein à la créativité.

Tout simplement parce que réussir remet parfois autant de choses en question que si vous échouiez.

Si vous réussissez à décrocher tous ces contrats, vous allez devoir les assumer.
Vos clients vont attendre des choses de vous, notamment des résultats sur l’amélioration de leur visibilité.
Et vous allez devoir faire face, même quand les résultats ne seront pas bons : c’est terrifiant, je sais.

Mais quand on se lance dans une nouvelle activité, il faut se lancer à fond.

Et surtout, n’oubliez pas que rien n’est définitif : si vous décidez d’arrêter votre activité du jour au lendemain parce que vous ne pouvez pas l’assumer, rien ne vous en empêche.

C’est là toute la beauté d’être adulte : tout plaquer pour aller élever des alpagas au Pérou, c’est toujours une option !

Les pensées limitantes

Les pensées limitantes englobent en réalité de nombreux obstacles psychologiques. Mais comme je ne suis pas psychologue, on va se contenter de frôler la surface du sujet.

Les pensées limitantes, c’est tout simplement quand on devient notre premier obstacle.

Quand on veut devenir rédacteur web, mais qu’on ne le fait pas, parce que “Je ne suis pas assez intelligent, pas assez vif, pas assez concentré, pas assez formé, pas assez, pas assez, pas assez…”.

Parfois, notre premier ennemi, c’est nous-même.

Comment la créativité peut-elle se faire une place dans nos pensées, quand notre cerveau est entièrement occupé par des commentaires dégradants sur notre personne ?

La fatigue

Dernière possibilité : vous êtes fatigué.

Vous vous levez trop tôt, vous couchez trop tard, vous êtes surchargé mentalement.

Là encore, quand notre cerveau est occupé par toutes les contraintes et par une liste longue comme le bras de choses à faire, impossible pour la créativité de se frayer un chemin.

On passe tout simplement en mode survie.
Et comme la créativité rédactionnelle ne fait pas partie de nos instincts de survie, elle dégage.

Bon à savoir :
La fatigue nerveuse est aussi pénible que la fatigue physique, surtout pour la créativité. Juste parce qu’elle n’est pas tangible ne veut pas dire qu’elle n’existe pas.

N’oubliez pas de la prendre en compte pour vous ménager du temps et vous reposer. Impossible de forcer l’énergie quand on est fatigué : la seule solution, c’est le repos.

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Comment stimuler la créativité au travail ?

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comment stimuler sa créativité

Après cette petite liste pleine de joie et d’espoir de type ✨ La Vie, c’est nul ✨ passons à ce qui va pouvoir vous aider.

Vous avez du mal à trouver vos mots ?
Vos phrases sonnent faux ?
Vos textes pourraient presque être rédigés par une intelligence artificielle, tellement qu’ils sont creux ?

Pas de panique, on respire. Il y a de nombreuses solutions pour stimuler la créativité, au travail comme à la maison.

Quand je traverse des périodes creuses de créativité, voilà les astuces que je mets en place.

Ne surchargez pas vos journées

La charge mentale.

C’est l’ennemi premier de la créativité dans l’univers professionnel et personnel. Si vous êtes surchargé mentalement, il y a peu de chances pour que votre cerveau fasse de la place pour rédiger un article passionnant sur “Les 10 poignées de portes trop cool pour votre ado”.

Donc déjà, prenez le temps de respirer.

Si vous avez beaucoup de deadlines courtes, communiquez ouvertement avec vos clients : suite à un retard imprévisible dans la production, vos contenus leur parviendront une semaine après la date prévue.

Une fois que cela est fait, réaménagez vos journées de travail. Selon une étude, on ne peut pas être efficace pendant plus de 52 minutes d’affilée. Plus précisément, il faudrait prévoir 52 minutes de travail pour 17 minutes de pause.

Essayez de revoir votre emploi du temps en prenant ça en compte, pour vous laisser des temps de pause bien mérités.


Prenez des vraies pauses

En parlant des pauses : prendre 10 minutes sur le balcon à penser au travail, ce n’est pas une pause.

Une pause, ça doit être une vraie pause. Sinon c’est juste du temps de travail pendant lequel vous n’êtes pas actif.

Quand vous prenez une pause, détachez-vous complètement de votre travail. Prenez du recul, libérez-vous l’esprit en pensant complètement à autre chose.

Dessinez, écrivez ce qui vous passe par la tête, levez le nez pour regarder ce joli arc-en-ciel 🌈, allez marcher 15 minutes, écoutez de la musique en fermant les yeux…

Quand vous reprendrez le travail, vous vous sentirez pleinement reposé.

Découpez les missions en plusieurs tâches limitées dans le temps

Pour booster votre créativité de manière plus “productive”, le matin (ou la veille au soir), prenez le temps de découper chacune de vos missions de la journée en plusieurs tâches.

Et chaque tâche doit être limitée dans le temps.

Prévoyez par exemple 2 heures au total pour la rédaction de ce fameux article sur les poignées de porte :

  • 15 minutes sur le site du client pour identifier ses personas, et donc le ton à employer
  • 30 minutes de recherches sur les poignées de porte (bon courage)
  • 15 minutes pour classer vos idées et avoir un plan détaillé
  • 1 heure pour la rédaction

Le fait de diviser les tâches vous permet d’avoir une carotte à chaque étape. Vous savez ce que vous devez faire, vous savez comment le faire : il ne reste plus qu’à le faire.

Stimulez votre système de récompense

Et à chaque étape réussie, attribuez-vous une petite récompense !

Ça peut être une petite pause de 5 minutes, une musique que vous appréciez, le fait de barrer cette ligne de votre to-do list… Dans tous les cas, ça vous remotivera pour passer à l’étape suivante.

Or, la motivation appelle l’envie.
Et l’envie appelle la créativité.

Se récompenser, c’est la meilleure manière de bien continuer !


Laissez-vous aller à la rêverie

La créativité porte bien son nom. Elle prend ses racines dans la partie intuitive de notre cerveau, et non dans la partie rationnelle.

Si vous avez du mal à faire appel à cette partie intuitive, prenez le temps de vous reconnecter.

Et pour ça, rien de mieux que de rêver !

Je ne vous parle pas forcément de faire une sieste de 4 heures (sauf si vous en avez besoin). Mais vous pouvez juste vous poser sur votre canapé ou votre fauteuil de bureau, sans livre et sans téléphone.

Laissez alors vos pensées vagabonder, sans forcément vous concentrer sur le travail. Faites cet exercice pendant autant de temps que nécessaire (dans les limites du raisonnable. Par exemple, de 9h à 17h, c’est un peu trop).

Cet instant rien qu’à vous vous permettra de prendre un peu de distance, et de vous reconnecter à votre esprit créatif.

Apprenez à prendre du recul

En parlant de prendre de la distance, c’est indispensable.

“J’arrive pas à être productif aujourd’hui, mes phrases sont nulles et tombent à plat. Mais il faut que je rende cet article. Ah zut, si je le rends pas ou qu’il est nul, je vais perdre la mission. Ensuite, je vais perdre mon travail. Donc je perdrai tout mon argent, ma maison et tous mes proches, puis je vais finir à la rue et…”

Ça vous semble familier ?

C’est ce qui se passe dans notre tête quand on a le nez dans le guidon. Avoir du retard dans un rendu peut vite se transformer en fin du monde, si on n’y prête pas attention.

Comme le disent les jeunes de nos jours, that escalated quickly.

Pour éviter que tout ne parte en vrille et que vous n’entriez dans une crise de panique des plus déplaisantes, prenez le temps de respirer.

Éloignez-vous de votre bureau quelques instants, allez en parler à un collègue ou à un proche. Allez vous promener quelque part, essayez de vous remettre dans l’instant présent plutôt que de vous perdre dans votre tête.

Bon à savoir :
Sur l’instant, prendre du recul peut vous sembler contre-productif.

Mais quand on a le nez sur un problème, prendre du recul permet en réalité de voir plus loin. Au lieu de rester sur ce petit point de peinture qui vous fait voir rouge, vous allez voir le tableau dans son ensemble.

Et vous rendre compte qu’un jour de retard dans un rendu, ce n’est pas si grave.
La meilleure manière de lutter contre l’angoisse de la page blanche, c’est de la visualiser comme ce qu’elle est : une simple page, et non pas une métaphore de la fin de votre vie.

Stimuler la créativité : parfois, il faut reculer pour mieux sauter

La créativité est capricieuse. Au moindre de coup de vent chargé de contraintes et de pensées négatives, elle peut s’enfuir.

Mais même quand elle nous fuit, il existe des solutions pour la faire revenir. Je vous déconseille fortement de la poursuivre : la créativité applique une politique de type Aime-moi-je-te-fuis.

Prenez de la distance : elle reviendra d’elle-même, avec un petit coup de pouce de votre détente.

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